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Avec la publication à la mi-janvier du message relatif au projet de financement des transports FAIF, le Conseil fédéral a rempli en grande partie les exigences formulées par l’UTP: la contribution de la Confédération permet d’obtenir une meilleure «symétrie des sacrifices», et les cantons sont prêts à assumer leur part au projet FAIF. L’UTP soutient le contre-projet direct du Conseil fédéral à l’initiative de l’ATE, lequel assure le financement à long terme de l’infrastructure ferroviaire. L’UTP compte que le montant de la première étape d’aménagement (fixé à 3,5 milliards par la Confédération) soit revu à la hausse. Les transports publics ont en effet besoin d’environ 6 milliards de francs pour réaliser cette étape. Ces ressources sont indispensables au soutien de projets dans l’ensemble des régions. Les entreprises de transport assument leur part par des gains d’efficacité dans tous les secteurs.
Le projet de financement et d’aménagement de l’infrastructure ferroviaire (FAIF) est capital pour l’avenir des chemins de fer, c’est pourquoi il mérite le soutien de tous les milieux qui visent un financement sûr à long terme du système des transports publics suisses. Lors de la consultation, comme de nombreuses autres organisations, l’UTP s’est rangée derrière la proposition du Conseil fédéral, qui constitue une bonne base afin de trouver une majorité. Les principaux éléments sont la création d’un fonds à durée illimitée pour l’exploitation, l’entretien et le développement de l’infrastructure ferroviaire, l’apport de moyens supplémentaires à ce fonds et une première étape d’aménagement concrète.
Sécurité de la planification du trafic régional Afin de lier définitivement les cantons, partenaires importants des TP, au financement additionnel de FAIF, il s’agit de trouver des solutions allant au-delà du financement de l’infrastructure ferroviaire. Il faut penser en priorité au financement de l’exploitation dans le trafic régional voyageurs (TRV), qui constitue l’épine dorsale des transports publics en plaine. L’offre du TRV est commandée en commun par la Confédération et les cantons, avec une part du financement fixée à 50 pour-cent pour la Confédération. Malheureusement, la Confédération n’est plus toujours un partenaire fiable dans le cadre de ce financement, crucial pour les cantons. Au fil des processus budgétaires annuels ou des paquets d’économies, des coupures sont régulièrement effectuées, si bien que la part de la Confédération est tombée sous les 50 pour-cent prévus.
Ceci entraîne une grande insécurité de planification du côté des entreprises de transport et des cantons, ainsi que des situations d’urgence au Parlement. Le budget de la Confédération étant fixé en décembre seulement, et l’offre horaire étant déjà déterminée avant, les cantons doivent chaque année assumer la différence. Si la Confédération garantissait désormais l’apport effectif de sa moitié du financement du trafic régional durant au moins 10 à 15 ans, cela détendrait nettement la situation politique: les cantons et les entreprises de transport obtiendraient enfin une sécurité de planification. Une telle assurance ne représenterait qu’une charge supplémentaire minime, voire nulle, pour la caisse fédérale.
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