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Berne, le 5 mars 2008
En réponse à la consultation sur la révision de l’ordonnance sur la navigation intérieure, l’Union des transports publics se prononce contre l’admission des scooters aquatiques.
Les lacs et les cours d’eau sont de plus en plus utilisés comme zones de repos par des tranches toujours plus larges de la population, ce qui entraîne l’utilisation de nombreux engins de sport et de jeux. Les scooters aquatiques représenteraient une charge supplémentaire considérable pour cet espace de loisirs et ils augmenteraient sensiblement le potentiel actuel de dangers.
Ce qui est déterminant, c’est qu’il existe bien des prescriptions sur l’émission de bruit, mais que celles-ci ne permettent pas d’éviter les nuisances pour les hôtes qui recherchent le repos sur les courses des sociétés de navigation. Les valeurs limites admises n’ont pas été fixées sous l’aspect d’une influence prolongée de leurs effets.
Des expériences pratiques acquises avec les surfers et les sportifs fun traînés par des bateaux nous montrent qu’en cas d’autorisation éventuelle des scooters aquatiques sur certains plans d’eau, il serait nécessaire, pour garantir la sécurité, de prescrire une distance de 300 mètres par rapport aux courses des bateaux réguliers.
Le trafic et l’utilisation des plans d’eaux sont réglés par des lois et des ordonnances. Il est regrettable de constater que la surveillance et la répression des infractions sont presque inexistantes. Ceci est surtout à mettre sur le compte des sous-effectifs des forces de police. Il n’est par conséquent pas très judicieux d’édicter des prescriptions qui ne peuvent pratiquement pas être contrôlées dans la pratique.
Des standards européens moins élevés, qui abaisseraient les prescriptions suisses, ne devraient pas être introduits avec comme justification l’élimination d’une entrave injuste au commerce. Les sociétés de navigation pensent ici à la nouvelle possibilité d’admettre des bateaux ne disposant que d’un tuyau d’évacuation direct, assuré par une seule soupape, depuis le réservoir des eaux usées, ou dont la coque est utilisée comme réservoir de carburant.
L’UTP demande donc à l’Office fédéral des transports de ne pas autoriser l’exploitation de scooters aquatiques sur les eaux suisses.
Renseignements supplémentaires: Ruedi Helfer, Communication UTP, 031 359 23 15
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